Oct 14

Lettre à un ami

Pour cette année 2017, comme en 2016, dix mots nous étaient proposés: avatar, canular ,émoticône, favori, fureteur, héberger, nomade, nuage, pirate, télésnober.

 

Lettre à un ami

Cher Ami,

Voici quarante années que nos lettres se croisent.

Vous en souvenez-vous? C’était un matin de cet Avril dont Venise a le secret. Ses palais se miraient dans le grand canal et le bleu du ciel sans nuage le transformait en un avatar de la mer, sans ressac, avec les seules vaguelettes animées par le passage des vaporettis.

Nous étions, vous et moi, accoudés au parapet du Pont du Rialto. Arrivés chacun par une extrémité, vous venant de San Marco et moi de San Polo, nous nous étions arrêtés, méditant en silence .

Le flot bruyant des touristes nous environnait: certains nous contournaient sans s’arrêter, d’autres photographiaient tout ce qu’ils voyaient. Sans se regarder, ils se disputaient ce qu’ils estimaient être la position qui leur donnerait le meilleur cadrage. Des groupes s’immortalisaient  sur fond de palais défraîchis.

C’était encore le temps de l’argentique, comme on dit maintenant… Les pellicules n’étaient pas données et le développement des clichés avait un coût… Et l’on ne voyait les épreuves qu’une fois rentré chez soi… avec le regret des photos ratées…

Nos appareils étaient sagement restés dans nos sacoches…

Pris par la grandeur du paysage, ressentant en même temps le poids de l’histoire millénaire, nous étions saisis et silencieux.

Un groupe de français braillards envahit le lieu, nous bousculant presque. L’un d’eux avait une caméra, dont l’objectif fureteur balayait l’espace. Il était si près de vous qu’il a probablement retrouvé sur son film un gros plan mal cadré de votre visage interloqué.

C’est alors que nos regards se croisèrent.

Nos méditations parallèles, perturbées par cette turbulence, se rencontrèrent. Vous lâchâtes: « Un vrai pirate de l’image… ».

Mon approbation suivit…

Une conversation s’en suivit…

Hébergés chez l’habitant, dans des quartiers différents, nous avons continué notre découverte, nous retrouvant le matin et nous quittant le soir. Ruelles, quartiers, places, musées, églises, tous ces lieux grands ou petits nous inspiraient. Nous déambulions, laissant vagabonder nos esprits nomades, partageant le silence et les itinéraires, sans éprouver le besoin de parler.

Seul le repas de midi que nous prenions ensemble dans une trattoria était l’occasion de conversations; s’y mêlaient nos thèmes favoris, l’histoire, l’art, mais aussi la philosophie. Au fil du temps s’installait entre nous une intimité qui autorisa bientôt l’émergences d’anecdotes plus personnelles.

Tel fut le début de notre amitié.

Les années ont passé… Avec chacun une famille, un métier, nous avons vécu…

Quelques moments partagés, à l’occasion de vacances ou d’évènements familiaux plus ou moins gais ont été autant de jalons le long de ce parcours fraternel de quatre décennies.

Mais le plus important de nos liens a été épistolaire et il m’arrive souvent de relire certaines de vos lettres.

Le récent voyage à Venise que j’ai effectué avec la compagnie si douce de l’amour de ma vie (qui vous embrasse bien affectueusement) s’est produit en Avril dernier… Destin ou coïncidence, c’était, vous en souvenez-vous, le temps de notre première rencontre.

Quel changement en quarante années!

Le grand canal est devenu une véritable autoroute. Les vaguelettes des vaporettis sont devenues un clapot incessant érodant irrémédiablement les bases des bâtiments, quand il ne se produit pas un véritable mascaret soulevé par la proue d’un de ces gigantesques paquebots de croisière qui hantent maintenant les lieux.

Les groupes de touristes que nous avons connus se sont mués en véritables hordes venant des quatre coins du monde, précipités dans une ronde infernale de visites à marche forcée et d’achats compulsifs de souvenirs « made in China »..

Nous nous sommes beaucoup amusés à observer les comportements de cette nouvelle espèce qu’est l’Homo-Smartphonibus. Vous souvenez-vous de nos échanges à propos de Darwin et de sa théorie de l’évolution?

Le digne savant aurait été interloqué: il avait observé une évolution conditionnée par l’environnement et l’apparition de nouvelles tâches à accomplir. Aurait-imaginé que l’un des membres supérieurs de l’Homo-Sapiens se serait trouvé prolongé d’un appendice métallique sans lequel aucun souvenir de voyage ne saurait être retenu. Cette chose, la perche à selfie permet à son digne propriétaire d’être toujours sur la photo, au premier plan, comme la chose la plus importante. Il ne s’agit plus de montrer, au retour, ce que l’on a vu, mais de bien prouver qu’on y était…

Où est le temps où le photographe s’oubliait, et ne transparaissait que dans une signification cachée de l’image?

Plus, alors que nous envoyions des cartes postales qui pouvaient mettre des semaines à parvenir à leur destinataire, on envoie maintenant des messages photographiques, MMS et autres e-mails, dont le thème principal n’est plus le lieu, mais le touriste.

Encore plus, on envoie plus de baisers à la fin de la carte, avant la signature… On termine par un « émoticône« … Quand je pense à ce que sont les vraies « icônes »… je frémis, j’enrage: expression frelatée, usurpation d’identité… Imposant à ce terme, en guise de vengeance, une distorsion de son orthographe (avec phe…), je dirais volontiers que cette manière de faire est une « émotico..nnerie ».

Ah! Mon ami…

Que cette uniforme modernité est donc rébarbative!

Je ne peux terminer cette lettre sans évoquer ces trattorias qui nous accueillaient pour des déjeuners bavards et féconds…. Certaines, ou leurs semblables, sont encore là… au milieu des établissements de restauration rapide (je refuse l’anglicisme).

Mais maintenant, malgré le brouhaha provoqué par les groupes parlant fort, riant convulsivement à gorge déployée, nulle vraie conversation n’est à suspecter. Chacun s’abîme dans la contemplation de sa prothèse soit disant intelligente,  surveillant l’arrivée de messages capitaux du style « T’es où », surfant sur les sites d’information, gobant les canulars les plus invraisemblables pour lesquels un anglicisme est en passe de s’imposer, passant en revue les photos du même visage aux contours déformés par la prise de vue,  « le leur » . Il y aurait, nous dit-on, un verbe qui désigne cette action: « télésnober« …  J’aurais préféré « télémépriser » qui eût été plus exact…

Du temps où le livre tenait la place que nous avons connue, nos parents nous disaient: « on ne lit pas à table »… et, à notre grand dam, nous forçaient à abandonner notre lecture le temps du repas.

Maintenant, on twitte à table, on surfe à table, on envoie des SMS à table, et pas qu’à table…

Malgré tout, ces nouvelles technologies ont un avantage: elles nous permettent de nous écrire plus souvent, elles permettent à nos lettres de parvenir quasi instantanément à leur destination, ce qui en décuple le plaisir.

Mais trop de mots tue les mots et votre réponse n’aura pas besoin d’être immédiate.

Laissons-nous le temps de savourer cette si longue amitié.

Je vous embrasse, Cher Ami, comme un frère, certain que vous n’avez pas besoin d’un ridicule petit dessin pour me comprendre.

 

Pierre LAURET

 

 

 

 

Avr 07

Una strada, una notte

Le quindici parole: La farmacia, finora, il chimico, cominciare, decollare, esatto, il domani, la digestione, la luna, invitare, l’incasso, silenzioso, scuro, la riunione, recarsi.

 

Una strade, Una notte.

La strada Amedeo Avogadro non era illuminata per lampioni.
L’unica luce era il bagliore verde della croce della farmacia che si trovava all’incrocio con il corso Antoine-Laurent Lavoisier… Una farmacia all’incontro di due chimici
Finora, non aveva percosse la strada Avogadro di notte…
Invitato a cena, le lasagne e il Bardolino mi promettevano una digestione sonnolenta…
E doveva decollare l’indomani mattina per recarmi a Berlino,… Per una riunione…. di chimici
Avevo fretta di andare a letto…
C’era luna piena…
Il disco luminoso, fuggendo dalle nuvole, non esattamente nell’asse della strada, illuminava il marciapiede sul quale andavo…
L’altro era scuro
Pesante era il silenzio … E lunga la strada…
Tutt’ a un tratto, una sorda angoscia cominciò a invadermi.
Mi ricordavo che il farmacista era stato assassinato per un drogato che voleva l’incasso
Le suole delle mie scarpe non facevano rumore sul pavimento.
Eppure, sentii un botto, ritmato come un passo… che proveniva dal retro…
Mi girai, cercandone l’origine…
In un raggio di luna, emergendo dell’oscurità, vidi un riflesso che andava al ritmo del botto… un bastone bianco…,
Un cieco mi seguiva… senza saperlo…Era il destino?
Io creo che no… Non sono « Monsieur William »…

Avr 01

Campana a sera, G.A. CESAREO

 Ecco un poema,

la sua analisi grammaticale

et una proposta di traduzione.

Continue reading

Mar 31

Accord avec une liste de noms

Nel articolo « Cinque pasti… Bambini…Anziani« , si trovano due occorrenze: Continue reading

Mar 24

Cinque pasti…Bambini… Anziani.

Cinque pasti… Bambini… Anziani.

Sei, cinque, quattro, tre, quattro, cinque…

È cosi l’evoluzione del numero dei nostri pasti per giorno nel corso della nostra vita.

Continue reading

Mar 24

I Fiori a cinque petali

I Fiori a cinque petali.

Riconescere une pianta è sempre difficile per quelli che non sono esperti in botanica. Continue reading

Mar 24

L’agopuntura

L’agopuntura:

Nella medicina tradizionale cinese, sono cinque elementi: la terra, l’acqua, il fuoco, il legno, il metallo.

Quest’elementi corrispondono alla ripartizione di altre cose, come gli organi, le stagioni, i sentimenti, eccetera.

Tutti questi elementi sono in relazione gli uni con gli altri. Continue reading

Mar 19

Un strano tipo (seguito)

Le quindici parole: Germania, le lasagne, la mancanza, loro, l’istruzione, indeciso, gridare, il fumo, una fetta, il pranzo, partire, operare, lo scherzo, il volo, toccare.

Un strano tipo (seguito)

Lo svizzero era sparito.
La curiosità del personale della sala da tè, spronata per i suoi passaggie e esacerbata per l’incontro con questo ragazzo, non aveva potuto essere saziata.
La mancanza di riposto a tutte le questione aveva alimentato le conversazioni e le congetture procederono bene per qualche settimane.
Il tempo, la routine, sopratutto la versatilità di questi giovani menti, senza gran’istruzione, sono come vere e proprie lasagne del oblio, facile a digerire.
Si passò ad altre cose…
Un giorno, dopo la pausa di mezzogiorno, una delle bariste, Gigliola, fece irruzione nella sala da tè, gridando: « l’ho visto! l’ho visto! »
I clienti guardarono in su, capendo nulla, immergendosi ben presto in loro tazze, degustando le loro fette di plum-cake.
Nella cucina, tutti pressarono la ragazza di questione:
« È un scherzo? »
« No, l’ho veramente visto! »
« Dove? »
« Da francesco! »
« Il ristorante? »
« Si, per il pranzo. »
« Era solo? »
« No. »
« Con chi? »
« Con il ragazzo! »
« Con il ragazzo…. »
Tutto il personale era indeciso… Che storia!…
Nel frattempo, i dolci che erano nel forno, cominciarono a bruciare e il fumo invase la cucina e stesso la sala.
I clienti, sentendo l’odore del fumo, partirono tutti in fretta, com’ un volo di passeri.
Uno di essi chiamò i pompieri.
Questi non ebbero nessun problema per operare
Pur troppo, tutti i dolci erano carbonizzati.
I dependenti erano toccati per le consequenze di quest’affare…
Chi era lo svizzero?
No lo saprebbero questo giorno…
In ogni modo, sarebbero occupati per un altr’affare: alla sera, c’era la partita Italia-Germania per i campionati europei di calcio…
Versalità… quando ci tieni…
Continua… forse…

P.L. le 19 Mars 2016

Mar 18

Fonctionnement de cette « grammaire »

Cette grammaire n’est pas une reproduction de ce qui existe déjà dans d’excellents livres.

Y seront rappelées les règles en relation avec des questions soulevées par les textes, en termes de syntaxe ou de règles de grammaire.

Par exemple, une faute détectée par un lecteur attentif et/ou interrogatif pourra donner lieu à une petite synthèse visant à faciliter la compréhension et la mémorisation de la règle concernée ou à optimiser le choix d’un terme parmi les différentes possibilités qui peuvent se présenter à partir du même mot français ou de la même expression française.

Chaque lecteur pourra ainsi grapiller…ou glaner…

Les commentaires laissés sur un article peuvent aussi servir à demander une mise au point sur un sujet précis….

A suivre… en fonction de vos textes et de vos commentaires…

PL le 18 Mars 2016

Mar 17

Il modo di prender moglie

En feuilletant un recueil de lieder de Frantz Schubert, à la recherche d’un air à travailler, j’ai découvert, par hasard, trois pièces en italien…

– « Il modo di prender moglie », d’un auteur inconnu,

– « Il traditor deluso », de Pietro Metastasio,

– « L’incanto degli occhi », de Pietro Metastatio.

Continue reading